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La violoncelliste

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28 juin, quelle chaleur encore aujourd'hui.

Bon, j'espère que ton explication va me faire comprendre pourquoi je suis si mauvais.
Je suis un professionnel, le son devrait être bon pendant les concerts.

C'est vrai, je suis plutôt Rock'n Roll, les quatuors à cordes, ce n’est pas vraiment ma tasse de thé. Mais je suis certainement le meilleurs ingénieur du son de la région, je dois pouvoir retransmettre quelque chose de correct dans ses fichus salles.

J'arrive enfin. 24 allée des dunes. Jolie villa. Vue imprenable sur l'océan. Je suis loin de mon petit appart.

Je sonne. J’entends du bruit derrière la porte et plus rien...
J’attends.
Je sonne à nouveau.
Toujours rien.

Je fais demi-tours, direction la voiture.
"Tu vas ou?"
Je me retourne, surpris, je n'ai pas entendu la porte s'ouvrir.
"Ah, enfin! Un peu plus et je n'étais plus là"

Tu me fais entrer. Tu as l'air beaucoup moins coincée avec cette robe bleue.
Je ne suis pas fan des robes qui se boutonnent sur le devant, mais ta façon de la porter ne me laisse pas indifférent. Les 2 boutons du haut et tous ceux du bas sont ouverts. Seuls 5 ou 6 boutons, la tienne fermée.

Tu me guides vers le salon.
Les volets sont fermés. Quelques bougies pour seul éclairage. Un tabouret sur un large tapis blanc et ton violoncelle posé sur son étui.
Pas un mot, pas un bruit, juste l'océan en lointain bruit de fond.
D'un geste de la main tu m'invites à m’asseoir sur le canapé.
Tu te diriges vers ton tabouret, t'assieds. Je comprends pourquoi les boutons sont ouverts quand tu positionnes ton instrument entre tes jambes nues.
Je vais avoir le droit à une démonstration privée.
Je n'aime pas le son de cet instrument. J'ai l'impression qu'il reproduit le bruit d'une meute chats qu'on torturerait. Quelle horreur!

Tu te mets en position, penches légèrement la tête, fermes les yeux.
L'archet commence son va-et-vient, tes doigts glissent de cordes en cordes.
C'est moins désagréable que d'habitude.
Tu accélères le rythme. Je n'ai aucune idée de ce que tu joues.
Tes yeux sont toujours fermés. Ton corps suit la musique. Je suis comme hypnotisé.
Ce qui arrive à mes oreilles me fait le plus grand bien.
Des frissons me font hérisser les poils de plaisir.
Tu sembles comme en transe.
Une goutte de sueur glisse sur ta joue, se jette dans le vide et viens mourir sur ta cuisse.
J'aimerai être à sa place.

Tu arrêtes de jouer, d'un coup. Brutalement.
Je voudrai crier "Non, continue" mais les mots refusent de sortir.
Tu me regardes. Juste un mot: "Viens"

Tu t'avances sur le tabouret. "Assieds-toi derrière moi"
Je me colle à toi, les jambes écartées. Tu prends mes mains et les posent sur ton violoncelle.
Tu joues. J'essaie de suivre au mieux les mouvements de ton corps.
Les vibrations passent par mes mains remontent dans mes bras, se propagent dans tout mon corps.
Notre chaleur, nos souffles, nos corps ne font plus qu'un.
L'odeur de ta peau remplie mes narines.
Un frisson commence à parcourir ma colonne vertébrale, exactement comme après l'amour.
Mes mains quittent ton instrument et se posent sur tes cuisses.
Tu es imperturbable.
Ma bouche cueille dans ton cou un doux baiser.
Tu réagis à peine.
Ma langue passe délicatement sur ton oreille.
Tu frémis.
Mes mains glissent sur tes jambes, ma bouche se délecte des différents goûts de la peau, ton cou, ta nuque, tes épaules.
Je sens le désir monté.
Enfin, tu cesses de jouer.
Tu poses ton violoncelle sur le tapis.
Nous sommes toujours assis tous les deux sur le tabouret.
Tu me présentes ton cou. Je le couvre de baisers.
Mes mains découvrent ton corps.
Habilement, je fais sauter les quelques boutons qui retiennent encore ta robe.
Je passe ma main sur ton ventre, la remonte vers tes seins.
Le contact de ta lingerie m'excite un peu plus.
Je sens tes tétons durcir entre mes doigts.
Ma langue œuvre toujours dans ton cou.
Je glisse une main plus bas. Découvre à tâtons la fine dentelle de ta petite culotte.
Ton souffle s'accélère. J'exerce une pression sur ton trésor intime. Petit gémissement.

Je n'en peu plus d'être sur ce tabouret. Je me lève. Tu en fais autant.
Ta robe tombe négligemment sur le sol.
Que tu es belle quand le désir s'empare de toi.
Je t'attire à moi, passe ma main dans tes cheveux et t'embrasse tendrement, puis fougueusement.
Tu arraches presque mon T-shirt. Ta bouche est sur mon torse, alternant baisers et morsures.
Mon jean rejoint vite le tas formé par nos vêtements.

Nous roulons sur le tapis. Je suis sur le dos. Tu me maîtrises, essaie de bloquer mes mains.
Tu approches la bouche de mon oreille.
"Calmes toi"
J'obéis.
Tu me chevauches. Tu dégrafes ton soutiens gorge. J'ai envie de te caresser.
"Pas touche!"
Tu me gratifies d'une petite bise sur la joue avant de te relever.
Tu m'abandonnes, seul avec mon excitation, en caleçon, sur ton moelleux tapis blanc.
"Ne bouges pas"
"Où veux tu que j'aille dans cet état?"
"Et bien reste la et attends moi"
Tu disparais.
Je t’attends.

C'est long...

Très long...

Tu réapparais enfin.
Un string à pris la place de ta culotte.
Tu tiens d'une main un petit saladier et de l'autre une bombe de chantilly.
"Tu veux des fraises?"
Je fais oui de la tête.
Tu me dis tout en agitant la bombe de chantilly "D'accord, mais tu vas devoir les manger sur moi et je mangerai les miennes sur toi».

A nouveau je fais oui de la tête.
Tu t'agenouilles devant moi et l'air de rien appuies sur la buse de la chantilly.
Un long jet atterri sur mon torse.
"Oups" tu prends une fraise et tu commences à récupérer la crème.
Tu abandonnes rapidement le fruit sucré.
"Ca ira mieux comme ça" ta langue me léchant de haut en bas.
"A ton tour maintenant"
Tu t'allonges sur le dos. Tes seins pointent vers le ciel.
Je ne sais par où commencer. Ton corps est appétissant à souhait.
Je me lance. Un peu de chantilly autour du nombril. La fraise y tourne délicatement.
C'est délicieux. Je termine aussi avec la langue.
Je remonte vers ta poitrine, dépose une goutte de crème sur tes tétons.
Le froid fait immédiatement son effet.
Pas besoin de fraise. Je me jette goulûment dessus et continue alors que toutes traces de notre jeu ont disparues.
Je décide de m'occuper de la partie encore cachée par ton string.
"Non, arrêtes!... C'est mon tour"
D'un bon, tu es sur moi.
Tu me plaques au sol.
Tu commences un léger mouvement du bassin. Mon envie se fait plus pressante.
Tu accélères ton mouvement. Tes yeux se ferment.
Tu descends doucement. Le frottement de tes seins sur ma peau, le souffle chaud de ta respiration sur mon ventre me rendent fou de désir.
Tes mains expertes font disparaître mon caleçon.

Pschiiittt Pschiiittt Pschiiittt Pschiiittt.

C'est froid, surprenant, excitant.
Ce qui était caché, il y a quelques secondes à peine sous l'étoffe de mes sous-vêtements, est maintenant grimé de pointes de chantilly.

Tu passes ta langue sur tes lèvres: "Je crois que je vais me régaler"

Je sens ta langue chaude faire disparaître le premier tourbillon de crème, puis viens le tour du second.
Les derniers n'auront pas cette chance. Tu les étales de la main.
Ta main habituée aux mouvements de l'archet s'occupe de moi, rapidement relayé par ta bouche.
Tu t'appliques à nettoyer chaque recoin. Ta langue traque la moindre trace.
Je suis au ciel.
Tu n'a plus envie de jouer seule.
Tu fais demi-tour, approchant ton string de mon visage.
Je ne me fais pas prier. Un léger coup de langue au travers de la dentelle me glorifie d'un râle de joie.
J'écarte le tissu. Ma langue t'explore, recherche ton petit bourgeon.
Je le mange à pleine bouche, l'aspire, le tète.
Je m'aide d'un doigt. Il entre facilement. Puis un deuxième. Ton souffle devient haletant. Il suit le rythme mes doigts, de ma langue.
Tu es de plus en plus mouillé. Ma mains, mon visage, portent déjà les marques de l'orgasme qui s'empare de toi.
Tu ne peux plus attendre et moi non plus.
Nous jouissons ensemble grâce à la bouche de l'autre.
Nous nous délectons de ce que l'orgasme nous offre.

Tendre câlin, tout en douceur.
Ta tête est sur mon torse. Je savoure cet instant.
J'ai envie de t'embrasser.
Je t'enlace, te fais tourner sur le dos.
A mon tour de te maîtriser.
Je n'ai pas ta volonté, tes mains sont vite libérées.
Une passe sur ma nuque, l'autre sur mon ventre avant de filer entre tes jambes.
Tu continues ce que j'avais commencé, cuisses largement ouvertes.
Spectacle magnifique.
Je m'invite, me glisse sur toi.
Ta main, plus que mouillée, m'empoigne, me guide en toi.
Tes jambes s'enroulent autour de moi.
Le mouvement de ton bassin m'impose le rythme.
Tu sais ce que tu veux et comment tu le veux!
Tu laisses de longs sillons dans mon dos. Tes dents sont dans mon épaule.
J'accélère le mouvement.
La morsure est plus profonde. Tes ongles s'ancrent en moi.
Plus vite. Plus fort.
Tu relâches tout. Hurlement de plaisir.
Je ne faibli pas.
Ton souffle s'emballe.
Tu te cambres violemment. Seul tes épaules et tes fesses sont en contact avec le tapis.
Je te sens de plus en plus mouillée.
Plaisir intense. Longues minutes de spasmes autour mon sexe tendu, gonflé de plaisir.
Tu ne contrôles plus ta respiration.
Tu es au bord de l'évanouissement.
Je te rejoins dans un cri.
Nos corps fusionnent dans ce plaisir absolue.
Nos esprits ne font plus qu'un.
Plus rien n'existe, sauf Nous.

Ne plus bouger. Savourer cet instant.
Se laisser porter par les étoiles qui tournoient autour de nous.
Nos peaux mélangées. Nos corps entrelacés.
Notre plaisir partagé...

Profitons-en pleinement.
Bientôt nous serons de retour dans la réalité.

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