Trouple

Ajoutée par Al Saint Bois - Lecture : 2977 fois - Notez : ******* - 0 Commentaire(s)

Nous étions trois.

Stéphane avait pris l’initiative de rentrer à la maison avec Louis juste pour me provoquer. La veille, nous avions eu une dispute houleuse. Je lui reprochais ses petits écarts d’infidélité, mettant ainsi à nu, je dois l’avouer, ma vilaine jalousie viscérale à l’imaginer se faire toucher, sucer ou pénétrer par un autre. A chacune de ces scènes, il argumentait son besoin d’aventures uniquement pour renouveler sa libido. « C’est purement hygiénique…tu comprends… » Se plaisait-il à dire. A chaque fois, il revenait chargé de tendresse et une valise pleine de nouvelles initiatives, et à chaque fois, nous faisions l’amour comme des bêtes carnassières complices et dominés par le même sentiment de voracité. J’aime ces moments de connivences, ensuite je m’en veux à mort de ne pas lui apporter tout l’exotisme qu’il va chercher ailleurs.

Avant que je puisse lui faire des reproches, il déshabilla complètement Louis, puis se mis à son tour à poil. J’étais pétrifié. Je suis fou du corps de Stéphane. Si Stéphane est imberbe, le grain de peau mat et doré, la carrure finement ciselée d’une musculature délicate, Louis était son contraire. La silhouette rustique, large, la peau blanche et contrastée d’une pilosité noire et chargée sur les zones viriles. Les pectoraux soulignés d’une croix velue partant des deux tétons croisés d’un trait dense finissant sa course dans une toison d’ébène d’où émergeait une queue bombée, lisse et blanche au prépuce ravissant, soutenue par deux couilles dodues et délicates. Louis s’approcha le premier et commença à me déshabiller. Stéphane passa derrière moi pour l’aider. Stéphane devait glousser de plaisir dans mon dos. Il savait que cette situation à trois était inédite pour moi. Nous en avions déjà parlé ensemble, et il savait très bien que j’avais du mal à imaginer nous répandre à trois, et surtout l’idée de devoir le partager avec un autre. Le petit con ! J’étais dans une situation à un point de non-retour. N’avoir rien dit et ne pas avoir bronché lorsqu’ils me déshabillaient, cautionnait en partie son opiniâtreté à me faire accepter ce nouveau jeu.

Une fois nu comme un ver, Louis se colla face à moi et Stéphane derrière moi. Empaqueté, pris en sandwich humain, mes sens étaient en alerte maximum. Je sentais le souffle rassurant de Stéphane sur mon cou et celui plus entreprenant de Louis. Ils commencèrent lentement à me caresser de haut en bas par un ballet à quatre mains. Ecrasé entre les deux corps chauds et déterminés, la douce queue de louis compressée contre la mienne et celle de Stéphane cherchant une place entre ma raie. Exquise attention. Je cambrais un peu mon cul pour lui laisser une petite place. Je sentais sa queue bienveillante s’immiscer sous la rondeur de mes fesses. Délicate sensation. Je m’abandonnais à la ferveur de ces deux polissons aux prétentions concupiscentes. Les quatre mains se promenaient de partout sur mon corps, se croisant, se frôlant parfois et se caressant même entre elles avec la tendresse d’une complicité débordante. Mis en confiance entre ces deux lascars, je bandais dur contre la bite de Louis devenue raide elle aussi. La queue de Stéphane n’avait rien à envier aux nôtres, rigide sous mes fondements, je la sentais se frotter contre mon anus et buter du gland sous mes testicules.

Le chapitre des présentations était terminé, nous formions enfin un trouple paré à armes égales d’où les ambitions de chacun et les désirs de tous seront exaucés. L’envie de commencer le premier les prémices de gestes persuasifs incitants les autres à entamer sérieusement le tournoi me démangeait. Non, je préférais attendre et apprécier les initiatives de leur plan. Ils avaient un plan, j’en étais persuadé. A moi de le deviner et sûrement de l’apprécier. Louis posa ses mains sur mes épaules. D’une petite pression, il m’invitait à me signer humblement devant la raideur superbe de son apparat masculin. Beauté arrogante, roide et altière, magnificence de l’organe fondatrice de l’humanité, objet du désir, de la convoitise et de la domination reproductrice. Prétentieuse, souveraine, bite orgueilleuse et vertueuse, je t’offre pour seul et unique refuge ma gorge famélique, chaude et humide où tu pourras soulager ta ferveur et enflammer ma passion…

Stéphane m’accompagna dans ma position. A genoux derrière moi, il m’obligea à écarter un peu plus les fesses. Sa main me massait tendrement la pastille. Nous en venions au faite ! Maintenant, je comprenais ses dessins. En invitant Louis, il souhaitait ainsi me distraire et faire ce que je n’avais jamais accepté de quiconque : s’occuper de mon trou. J’ai toujours eu une certaine crainte, pour ne pas dire une appréhension de me faire pénétrer par cet orifice. Ce sentiment mêlé à celui de l’humiliation sexuelle me rebutait au point de croire qu’il ne m’apporta aucun plaisir sinon de la douleur. Pourtant je me plaisais à pénétrer Stéphane, et je trouvais normal pour lui qu’il puisse en tirer un certain plaisir. Toujours demandeur, et moi toujours volontaire. Cette fois les rôles étaient inversés. Je me sentais humilié de prendre une position féminine. Moi, mec à la culture machiste, obligé de me soumettre, d’offrir mon corps, de donner les parties que je considère comme les plus intimes à la convoitise de mon amant… Stéphane anticipa mon inquiétude, il me chuchota à l’oreille : « Aies confiance, détends-toi, je t’aime… » J’avais décidé de le laisser faire. Tout en continuant de me masser l’anus d’un doigt expert et suffisamment lubrifié, Il ajouta « regarde la belle bite à Louis… Tu n’as pas envie de la bouffer… Vas-y, régale-toi… ».

Mis en confiance par mon amant, je m’empressais d’entamer enfin mon festin. La douce et chaude queue de Louis que je tenais fermement de mes mains glissa sur ma langue… Sublime sensation de bien-être qui m’aida à me dilater encore plus du côté de l’anus où Stéphane commençait à pénétrer légèrement son doigt. La sensation bizarre mais plaisante de la pénétration me chauffait de l’intérieur par des petites saccades agréables, rayonnantes sur tout le périmètre de mon trou. Je suçais avec plus de conviction. Je dois avouer vouloir détourner mon attention à m’attarder vaillamment sur la bite à Louis. Je cherchais sûrement ainsi à ne pas vouloir me rendre à l’évidence. C’était bon, c’était très agréable ce doigt énergique violant mon intimité. J’encourageais Stéphane à entrer complètement son doigt. Mes sensations se confirmèrent, elles devinrent plus précises et plus voluptueuses. Je bouffais la queue de Louis avec acharnement, la seule et unique chose à laquelle je pouvais m’accrocher sur le moment. Stéphane enleva son doigt et posa son gland sur la porte de mes plaisirs encore brûlants. « Fais-moi confiance…Je t’aime… » Me chuchota-t-il encore une fois.

La grosseur d’une queue m’effraya, la finesse d’un doigt passe encore, mais une queue…Je craignais les pires douleurs. Lentement, très lentement il entama sa progression. Le gland déjà entré que j’avais l’impression d’être écartelé. Par un baiser affectueux dans le cou, il sollicitait encore une fois ma confiance. Sans obstacle, sa queue pénétra entièrement dans mes fondements. Une chaleur puissante se propagea dans mon rectum et remonta plus haut pour envelopper mon âme anesthésiée par la grâce de la puissance de ce nouveau plaisir. Tout vint rapidement et en même temps. Sans avoir fait un seul va-et-vient, Stéphane explosa d’une flamboyante giclée que je sentais se répandre sur mes muqueuses, la bouche encombrée de la queue de Louis qui m’inondait, et moi qui, sans m’être touché une seule fois, éjaculais puissamment sur la moquette. Triple éjaculations, triple plaisirs individuels, mais pour moi, triple plaisirs agrémentés par une originalité. Une nouveauté. Pour la première fois de ma vie sous les dessins malicieux de deux enfoirés, je venais de me faire enculer… Louis me tenait fermement la tête en cherchant l’ultime spasme, Stéphane commençait à lâcher prise et entama une sortie lente et contrôlée de sa bite. Une chaleur insupportable et plus violente que la première pris naissance dans mon bas ventre, m’explosa le cœur au passage et me grisa le cerveau. Un éclair foudroyant me traversa les yeux. Dans son étreinte, Stéphane m’empêcha de tomber à terre.

- Hé ? Simon ça va ? Simon ?

Je flottais bêtement au plafond. C’est drôle, je pouvais nous voir tous les trois nus au milieu du salon, dans des positions qui ne prêtaient à aucune confusion. Louis, debout devant nous les bras écartés, la queue à moitié bandante et encore luisante de ma salive, geignait des « J’ai rien fait… J’ai rien fait Stéphane…J’te jure, j’ai rien fait… » À l’attention de Stéphane qui cherchait à me relever par le dos.

- Aide-moi Louis. Putain ! Tu ne vois pas qu’il est dans les pommes… Merde…

Pas très rassuré, Louis l’aida à m’installer sur le canapé. Stéphane cherchait à me prendre le pouls.

- Je sens rien… Vite va me chercher un verre d’eau fraîche, vite, bouge-toi le cul…

C’est alors que le plafond se transforma en fumée bleue et blanche tournoyant sur elle-même. Je me sentis aspiré par le centre. Je n’offrais aucune résistance à ce phénomène que je sentais amical et sans danger. Tout ce qu’il me restait de conscience s’engouffra dans ce tourbillon chaleureux et accueillant. La montée courte sans secousse m’amena dans une hauteur jusqu’alors inconnue. Un personnage à l’apparence humaine m’accueillit avec un grand sourire familier.



- Bonjour Simon ! Tu as fait un excellent voyage ?

- Euh… Oui…Non… Je comprends pas… Je suis mort ? Je suis où là ? Vous êtes qui vous ? …

- Ne t’inquiète pas Simon, tu n’as aucune crainte à avoir. Tu es en pays ami. Je suis ton ami, ton ange gardien si tu préfères. Je m’appelle Baliroth, Je te surveille et t’assiste depuis le jour où tu es né. Tu viens de franchir un cap important dans ta vie et il était important pour ton équilibre psychologique de nous rencontrer. Tu dois connaître la vérité. Je suis content de te voir Simon. Sois le bienvenu…

Il s’approcha de moi et me pris dans ses bras. Il rayonnait d’une lumière bleu pâle, son contact était chaud. Je me sentais en sécurité et je sentais aussi que cette lumière était débordante d'énergie, une énergie pétillante chargée d’ondes bénéfiques. Je me délectais de cette énergie bienveillante. Il venait de me dire que j’avais franchi une étape importante dans ma vie. Si je me souviens de mes derniers instants terrestres, je venais de me faire sodomiser…Il lisait dans mes pensées, il répondit :

- Oui, Simon, c’est un cap important dans ta vie, même si ce geste te paraît barbare, bestial ou insignifiant, pour nous il est d’une importance capitale !

- Tous les mecs qui se font enculer atterrissent ici ?

- Non bien sûr, pour toi c’est différent. Je te rappelle être ton ange gardien. Je guide ta vie depuis le premier jour et ton éducation sexuelle fait partie de ton karma. Tes rencontres, tes actes, tes orgasmes l’enrichissent. Je suis ton guide, ton instructeur, le stimulateur de ta libido, le protecteur de ta conscience, de tes désirs et de tes envies…Cette rencontre aujourd’hui est une escale dans ton apprentissage. Je te dois la vérité, ainsi nous pourrons continuer ensemble par de nouvelles aventures, à développer ton âme, la combler et l’enrichir au mieux de tes capacités afin d’être prêt le jour où tu rejoindras le grand Royaume, tu sera grand et fort dans ta nouvelle vie…

- Si je ne suis pas mort, je vais mourir bientôt ?

- Tu ne dois pas te poser ce genre de question, il est trop tôt pour en parler, mais ne crains rien, il te reste encore du temps à vivre, et de belles rencontres à faire.

- C’est toi qui provoques mes rencontres ?

- Oui, la première fois tu étais un jeune adulte un peu déboussolé. Pour te recentrer dans ta nouvelle vie d’adulte j’ai comblé ta solitude par la présence de Stéphanie. Ah… tu l’aimais Stéphanie et tu m’as satisfait dans ma démarche. Quelque temps plus tard, vous étiez fatigué l’un de l’autre. Vos rapports sexuels de plus en plus éloignés et de moins en moins intenses. Pour ton bien, Il était temps de mettre fin à cette idylle. Ton chemin a croisé celui de Stéphane, et là, tu as été formidable avec lui ! Tes orgasmes, vos orgasmes ont étés les plus beaux et les plus puissants de ma carrière.

- Tu parles d’orgasme. Que viennent faire mes orgasmes dans ta protection ?

- Dans l’orgasme, l’être humain dégage une énergie inouïe ! Nous la récoltons pour nourrir nos entités supérieures qui élèvent ainsi leur karma un peu plus haut dans la hiérarchie. Les amours ‘interdits’ comme la sodomie, et les orgasmes provoqués dans la jouissance et la douleur sont les meilleurs…

- Je comprends mieux ce que je viens de vivre…

- Tu as été formidable, vous avez étés formidables. Vous m’avez apporté un triple orgasme simultané.

- Tu es l’initiateur du trio avec Stéphane et Louis ?

- Simon, tu n’as pas bien compris, je suis responsable de ton âme, je suis l’initiateur de tous tes actes, celui tes fantasmes et de tes rencontres… de ta vie entière quoi !

Comme par magie, un écran aux contours un peu flou apparu de nulle part. Il diffusait en son centre l’image de mon salon. Je me voyais couché sur mon canapé. Louis faisait les cent pas derrière un Stéphane complètement déboussolé qui me tapotait la joue. Il criait à l’attention de Louis : « Putain, qu’est-ce qu’on à fait… Putain… Appelle Le S.A.M.U, vite, dépêche-toi Louis…il bouge plus… »

- Il est temps pour toi Simon de rentrer à la maison. Regarde, tu es attendu chez toi, retournes-y vite et amuse-toi bien… Je suis avec toi…

Baliroth s’avança et posa sa main sur mon front. Mes pensées étaient plus floues, l’image disparue, je me retrouvais sur le chemin du retour dans le tunnel bleuté.

Baliroth s’approcha de l’écran translucide et jeta un regard plein d’affection et de tendresse en direction de Simon étendu sur le canapé. Je vais faire de toi le meilleur baiseur de la terre ! Pensa-t-il. Stéphane et louis complètement paniqués tournaient autour de Simon comme des mouches égarées.

- Regarde, il ouvre les yeux…

- Putain Simon ! Tu nous as foutu une de ces trouilles. On a cru que tu étais mort…Cria Stéphane à mon attention.

- Vous ne croyez pas si bien dire les gars. Je viens de vivre quelque chose d’extraordinaire…J’ai rencontré mon ange gardien… Il était beau…

- Qu’est ce que tu raconte ? Ca y est, il délire ! Louis annule les secours, on va pas avoir l’air con à expliquer qu’il est tombé dans les pommes et qu’il a vu des anges gardiens… Ils vont nous demander ce qu’on a fumé. Ironisa Stéphane.

- J’vous assure les gars, c’était magnifique…

- Et il t’as dit quoi ton ange gardien ?

- Ben… Rien… J’me souviens plus…Mais qu’est ce qu’il était beau…

- Laisse tomber Simon, tu dégoises à fond. J’te promets de ne plus te baiser comme ça ! Dit Stéphane, pour clore le chapitre.



Devant son écran translucide, Baliroth jubilait de plaisir. Il savourait son chef d’œuvre.

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